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Oct 30 2014

Le Journal Chapitre 1

Avertissement : Candy Candy et tous les personnages appartiennent à Kyoko Mizuki ; les images à Yumiko Igarashi et l’animé à Toei Animation.

Note : Mizuki a présenté le journal intime de Candy dans “Candy Candy Final Story” (CCFS, publié en 2010). Il prenait place sur son bureau de travail dans sa chambre du dortoir du Collège Royal de Saint-Paul. C’était un cadeau de l’oncle William. Dans ce journal, Candy s’exprimait librement, entre autre sur ses sentiments profonds envers Terry. Plus tard, ce journal s’est à nouveau retrouvé entre les mains de l’oncle William, Candy désirant que celui-ci comprenne les raisons de sa décision de quitter le Collège de Londres.

A travers mes correspondances avec une de mes lectrices, admiratrice dévouée d’Albert désirant garder l’anonymat, j’ai été inspirée par sa perception de ce journal. J’ai donc écrit cette courte histoire en laissant libre cours à mon imagination sur les raisons qui ont poussé Albert à retourner à Candy son journal intime. J’ai bâti mon histoire à partir des différentes lettres présentes dans CCFS et la version manga. Certaines parties du texte peuvent porter à contreverse ; vous n’avez pas à être d’accord avec moi. Il y a également certains regroupements avec mes autres courtes histoires. Ceux-ci sont nécessaires afin de bien comprendre l’histoire.

Si vous remarquez quelque erreur que ce soit, s’il vous plaît n’hésitez pas à m’en faire part afin que j’effectue les corrections nécessaires. Si vous appréciez votre lecture, j’aimerais lire vos commentaires et soyez libres de m’écrire dans la langue de votre choix.

Enfin, j’aimerais exprimer ma plus sincère gratidude à cette fan d’Albert, qui m’a non seulement inspiré mais qui a également révisé mon brouillon. Cette histoire n’aurait pas existé sans ses précieux commentaires.

Merci beaucoup, Marylou97 et Antlay, pour traduire de l’anglais vers le français!

-Ms Puddle

LE JOURNAL

Chapitre 1

Le soleil d’après-midi inonde actuellement mon bureau, illuminant les larges et grandes fenêtres, un ensemble d’ouverture de style à la française menant à une grande terrasse. L’été approche à grands pas. C’est un autre très beau dimanche où règne un ciel bleu parsemé de quelques nuages. Je suis cependant accaparé par mon ennuyeuse routine quotidienne qui consiste à compulser des piles d’epais documents qui ont pris place sur mon bureau d’ébène.

Je m’ étire longuement en ne faisant aucun effort pour retenir un bâillement. Puis je m’appuie à nouveau sur le dossier de ma chaise tout en regardant fixement à l’extérieur. La tentation de prendre un petit répit est forte ; je pourrais ainsi oublier un peu le travail et sortir afin de profiter du grand air. Je suis malheureusement confiné ici. Je dois reviser tous les rapports de fin de saison avant de partir pour São Paulo demain.

Poussant un soupir d’épuisement, je ferme les yeux en me massant les tempes, les coudes appuyés sur mon bureau. Je ne devrais pas me plaindre Après tout, j’ai passé la majeure partie de ma vie à échapper à mes responsabilités. Quand j’ai retrouvé la mémoire l’an dernier, j’ai finalement fait la paix avec moi- même et accepté le rôle qui m’etait destiné au sein de ma famille. Les moments difficiles par lesquels je suis passé après l’accident de train en Italie, m’ont enseigné une bonne leçon, sachant que certaines personnes, en particulier ma tante et mon assistant personnel George, ont souffert de mes agissements égoïstes et impulsifs lorsque je sejournais en Afrique.

En fait, ceci m’a pratiquement coûté la vie. Si je n’étais pas tombé sur Candy à l’hôpital où elle travaillait à ce moment là, je serais mort dans la misère et le désespoir sans connaître ma véritable identité.

En parlant de Candy, comment occupe t’elle habituellement son temps les dimanches? En gambadant avec les enfants sous le soleil? Elle me manque beaucoup malgré qu’elle soit récemment venue à Chicago pour célébrer avec nous son anniversaire en amenant avec elle les enfants de la Maison de Pony. C’était mon idée de tous les inviter à séjourner avec nous, ce qui a sans aucun doute causé beaucoup de maux de tête à ma tante.

Je me mets à rire en me rappelant les mots ecrits par Candy dans une de ses lettres dans laquelle elle se prenait pour une sorcière. Elle réclamait ma présence en ce grand jour.

…Oui, l’anniversaire d’une certaine personne !

Eh bien, je jette un sort sur le Prince des Collines !

ala hela bla bla gela gola boone !

En ce jour tu viendras à la Maison de Pony pour voir “la fille qui est jolie, peu importe si elle pleure ou sourit ! Ton cadeau pour cette fille est “ton congé” ! Pour passer beaucoup de temps avec elle et discuter encore et encore avec elle!

Je pense que maintenant tu es enchanté…’

Elle ne pouvait pas savoir à quel point son souhait d’anniversaire était important pour moi. Au lieu de demander des bijoux, des robes exquises ou peu importe ce qu’une demoiselle de son âge peut souhaiter comme cadeau d’anniversaire, elle voulait ma présence afin que je puisse discuter encore et encore avec elle. Sa franchise m’a touché droit au coeur de façon indescriptible.

En fait, bien avant de recevoir sa lettre, j’avais travaillé durement à préparer ses cadeaux et je prévoyais de passer du temps avec elle le jour de son anniversaire. J’avais donc essayé de faire en sorte que je puisse prendre un jour de congé mais les circonstances n’étaient pas en ma faveur.

Pourtant, bien qu’elle ait fait tout ce chemin, à demande jusqu’à Chicago, je n’ai pu passer que très peu de temps avec elle à cause de mon horaire de travail effréné. Elle était en extase lorsqu’elle a vu le fruit de mes efforts, la chambre rénovée spécialement pour elle avec des meubles en bois faits à la main. Sa réaction euphorique m’a donné une grande satisfaction. Mon travail ardu et mes nuits blanches avaient porté ses fruits.

“Candy, ce n’est pas tout. J’ai quelque chose d’autre à te montrer.” Elle m’a donc suivi dans la cour derrière les écuries. Elle y retrouvait ses vieux amis, César et Cléopatre, les chevaux dont elle prenait soin lorsqu’elle travaillait pour les Leagan. Elle était stupéfaite et émue aux larmes.

Malheureusement, j’ai dû avec regret, lui faire part des raisons pour lesquelles je devais quitter sa réception d’anniversaire. Je devais partir pour un court voyage d’affaires afin de régler des questions urgentes. “George m’attends au siège, il faut que je parte, Candy,” lui ai-je dit quand nous étions seuls, à l’abri des regards indiscrets.

Elle leva les yeux vers moi et ne prit pas la peine de cacher sa déception, en demandant : “Maintenant? Si tôt?”

Je fis tristement un signe de tête et posais mes lèvres sur son front, en disant : “Joyeux anniversaire, Candy, Je te souhaite un merveilleux moment entouré de tes amis.”

Elle s’efforça de me sourire. “Je te remercie pour tes cadeaux, Albert,” dit-elle, à peine plus qu’un murmure.

Candy voulait évidemment ma présence, pas mes cadeaux. A mon grand désarroi, j’étais la personne qui l’ a bouleversée en ce jour spécial. Cependant c’était l’une de ces choses que j’aimais à son sujet. Elle me faisait confiance et ne me cachait jamais ses émotions, à la différence des gens avec qui j’avais grandi, qui souvent mettaient en place des masques, de peur d’être vulnérables. Néanmoins sa réponse me fit sentir coupable, ce qui me rappelait qu’elle avait répondu à mon invitation en me disant : ‘Je me réjouis de te rencontrer à Chicago!’

Cependant, je n’avais pas d’autre choix. “Vous êtes les bienvenus, mais je suis désolé, je ne peux pas rester plus longtemps.”

Puis je me suis efforcé de me détourner d’elle, mais elle s’ ecriait, “Attends moi mon prince !” Ensuite elle se jeta sur moi et me serra très fort, ce qui me ramenait aux doux souvenirs, spécialement aux nombreuses étreintes chaleureuses que nous avions partagés dans le passé, surtout quand j’étais amnésique.

En refermant mes bras autour de son corps menu pour respirer son doux parfum, il me semblait qu’il y avait longtemps que je ne l’avais pas enlacé comme ça. Je me sentais de nouveau complet avec elle dans mes bras. Elle posa sa tête sur ma poitrine, laissant échapper un long soupir et implorant, “Albert s’il te plaît, promets moi de ne pas trop travailler, d’accord?”

Puis elle s’éloigna de moi s’étirant le cou, afin de me regarder droit dans les yeux. Quelque chose s’agitait en moi quand je la regardais longuement, m’implorer de son regard étincelant. Comme je souhaitais prolonger un plus longtemps cette étreinte ! A partir de maintenant je ne savais pas quand je reverrais son visage parce qu’elle allait quitter Chicago très bientôt. Pensait-elle la même chose en ce moment? Cependant je chassais ces idées de mon esprit et j’ai répondu avec un petit sourire, en essayant de garder de mon mieux mon timbre de voix, “Bien sûr.”

Elle me fit en retour un sourire si éblouissant, que j’ai dû resister pour ne pas la reprendre à nouveau dans mes bras. Comme le temps passait, elle m’avait accompagné le long du chemin menant au portail avant, où mon chauffeur m’attendait patiemment.

Cela m’avait permis de me calmer et avec une expression joyeuse, je lui dit “une fois de plus joyeux anniversaire, Candy et profite de chaque minute de cette journée spéciale.”

Elle repondit dans un murmure, en baissant les yeux, “Ce n’est pas la même chose sans toi Albert.”

Je ne trouvais plus mes mots momentanément. “S’il te plaît écrit moi, Candy.” C’est tout ce que je suis parvenu à dire ensuite.

Comme elle hochait la tête, j’ai pris sa main et la serra brièvement avant de me traîner litteralement à la voiture. Lorsque la voiture effectua un virage, je ne pouvais pas m’empêcher de me retourner afin de la regarder et je constatais qu’elle était restée toujours à la même place en nous faisant des signes de la main. Je m’efforcais à détourner le regard, en m’effondrant dans le siège, car j’avais peur d’arrêter la voiture pour courrir vers elle pour la rejoindre.

Juste à ce moment là, quelqu’un frappa très fort à la porte, ce qui me tira de mes souvenirs. Je dis à voix haute, “Entrez !”

Mon assistant personnel, George entra dans mon bureau avec un paquet de lettres dans sa main. J’appuyais une main sur mon front en gemissant : “Non plus de courrier aujourd’hui, George !”

Subtilement ses lèvres formèrent un léger sourire, quand il les déposait sur mon bureau. En s’inclinant, il dit, “Monsieur William, celles-ci se sont égarées plus tôt. Je suis navré de cet oubli. Je crois que vous aurez besoin d’un peu de temps afin de les parcourir, donc je reviendrai plus tard pour discuter avec vous du plan stratégique de notre prochain voyage prévu demain. Maintenant, s’il vous plaît excusez-moi.”

Sa remarque au sujet de ces lettres piqua ma curiosité, mais il n’y avait rien d’inhabituel jusqu’à que j’arrive à la dernière. Je reconnus tout de suite son écriture et j’étais impatient de l’ouvrir.

Cher Albert,

Albert, Albert, Albert !

Oh? Je ne vais pas t’appeler si fort encore et encore. Tu dis que tu m’entends?

Mais je suis si heureuse, si heureuse que je ne peux pas m’empêcher de t’appeler encore et encore…

Albert, je te remercie !

…’

Un sourire de bonheur prit place sur mon visage. Candy semblait si heureuse, si insouciante, c’est presque comme si je pouvais entendre sa voix en ce moment, appelant impatiemment mon nom à plusieurs reprises. Il n’y avait rien d’autre au monde qui pouvait me remonter le moral comme elle le faisait.

Alors que je continuais à lire sa lettre, il était réconfortant de savoir qu’elle était heureuse de son anniversaire ici à Chicago, mais comme je le soupconnais, elle se plaignait de moi. Je pouvais facilement l’ imaginer pinçant ses lèvres en boudant en écrivant ceci :

Mais il me semble que mon sort n’ait pas eu beaucoup d’effet. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour parler avec toi.

Tu avais l’air très occupé… Je m’inquiète de ta santé.

M. Martin dit également que tu ne devrais pas trop te surmener tu sais?

Est ce que l’amnésie peut revenir. Je me le demande…Je ne le souhaite plus jamais.

…’

Puis elle continuait et parlait de l’époque où nous avions vécu ensemble dans l’appartement. Ces jours étaient incontestablement les plus heureux de ma vie, bien que étant sans le sou et amnésique. De sa propre initiative, elle avait pris soin de moi, malgré ses problèmes personnels à régler. Elle ne m’a jamais fait ressentir que j’étais un fardeau pour elle et je ne cesserai jamais de me rappeler sa bonté pour moi.

…Je n’oublierai jamais vos mots – nous allons tout partager l’un et l’autre.’

Je soupirais profondément alors. Je me demande parfois ce qui serait arrivé si je lui avais révélé ma véritable identité beaucoup plus tôt, soit avant mon accident de train ou juste après avoir retrouvé ma mémoire.

Pour résumé quand j’ai réalisé que j’étais inconsciemment tombé amoureux de ma fille adoptive, je ne pouvais pas me résoudre à lui dire la vérité, pleinement conscient que ma guérison entraînerait la fin de notre arrangement de vie commune. De plus, elle était incontestablement encore sur la voie du rétablissement, son coeur brisé depuis sa rupture avec Terry, qui lui aussi éprouvait toujours du chagrin et du déni selon les quotidiens et les journaux. Alors naturellement, elle n’était pas prête pour un nouvel amour et probablement que la dernière chose qu’elle voulait dans sa vie était que son tuteur soit amoureux d’elle. Même si je ne lui avait pas avoué mes sentiments, en me révélant comme son père adoptif, j’aurai pu risquer de perdre son amitié pour toujours.

Par conséquent, en cachant mon rétablissement, cela m’a permis de rester à ses côtés et j’ai continué à me comporter comme son grand frère, la soutenant du mieux que je pouvais. Je lui ai même proposé que nous devrions tout partager l’un avec l’autre, autant les choses douloureuses que heureuses. Je le voulais de tout mon coeur. Au fil des jours, mon amour pour elle s’approfondit de plus en plus même si je me débattais constamment avec moi – même, me posant toujours la même question, qu’est-ce que tu vas faire avec elle? qui conduisait toujours à la même réponse, attendre et voir.

Des mois s’étaient écoulés et un soir je me suis rendu compte par hasard, que nos voisins avaient découvert que je n’étais pas son frère, et j’ai pris une mauvaise décision. J’ai choisi de fuir, de disparaître de sa vie sans lui dire toute la vérité, brisant ma propre promesse de tout partager avec elle. Depuis ce temps, je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai regretté cette décision.

Je ne pouvais pas prévoir que mon absence la rendrait aussi malheureuse. Mais le destin nous a réuni à nouveau, à cause du caprice du Neil. Naturellement, elle était plus que bouleversée d’apprendre ma véritable identité mais elle était aussi exaspérée. Je ne pouvais pas lui reprocher à ce moment là, d ‘évacuer sa frustration envers moi. Tout en sachant que j’avais retrouvé ma mémoire depuis ma lettre d’adieu, elle n’avait pas cessé de penser à moi et s’inquiétait beaucoup à mon sujet, entraînant de nombreuses nuits blanches.

Peu de temps après être intervenu pour annuler ses fiançailles forcées, elle est venue un jour me faire part de son désir de retourner vivre à la maison Pony. Cela m’a ouvert les yeux ; si je ne faisais rien à notre propos, la distance qui nous séparait, ne ferait qu’augmenter avec le temps. Ainsi je me suis décidé à lui révèler mon dernier secret. A mon grand soulagement quand je me suis rendu sur le chemin de la colline de Pony lui avouer que j’étais son prince des collines, elle était réceptive et pleurait des larmes de joie, malgré le fait qu’elle était profondément stupéfaite.

Pendant ce temps j’entends des oiseaux gazouiller de l’autre côté des fenêtres. M’invitent-ils à me rendre à l’extérieur? Je me leve de ma chaise, et je me dirige lentement vers le divan à l’autre coin de la pièce, afin de terminer la lecture de la lettre de Candy. Cependant, ce qui suit, me pris totalement au depourvu.

J’espérais que tu allais bientôt retrouver la mémoire, mais d’autre part je pensais également que ce n’était pas si mal après tout de vivre avec toi comme frère et soeur… Maintenant je suis ta fille adoptive !

En fait, dois-je t’appeler “Père”?

Par ailleurs, quand as-tu retrouvé la mémoire?

Ta belle fille adoptive’

“Quoi? Père et fille?” Je m’exclame horrifié et aussitôt je me precipite à la porte, je l’ouvre d’un coup, et je me retrouve face à mon assistant personnel, tout étonné. Apparemment il s’ apprêtait à frapper à la porte, car sa main était toujours levée. Il était revenu mais je n’étais absolument pas d’humeur à planifier les affaires. Donc je lui dis : “George, j’ai besoin d’air frais. Je vais revenir.”

Sans attendre une réponse de sa part, je sortis du manoir avec hâte même si je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Je savais que je n’étais pas en mesure de me concentrer sur le travail à l’heure actuelle. Ce qui me revenait toujours en tête, était la question de Candy, ‘… dois-je t’ appeler “Père”?’

Maintenant qu’elle me le demandait franchement, une question légitime en effet, je ne pouver plus l’esquiver. Notre relation adoptive était assez compliquée maintenant, sinon absurde ou ambiguë. Pour être honnête, je ne savais pas vraiment qui j’étais pour elle non plus. Tout d’abord nous ne nous comportions certainement pas comme père et fille. Depuis le jour où Candy a réalisé que j’étais son prince, nous avions échangé des lettres. Depuis elle m’avait, presque tout dit sur elle, et c’était à mon tour de lui montrer que je lui faisais confiance. Je lui avait donné des réponses détaillées à ses questions à mon propos, y compris les douleurs liées à mon enfance et à ma jeunesse, les personnes et des évènements significatifs de mon passé ainsi que les aspects importants de ma vie actuelle. Dans mes lettres, j’ai été également honnête et sincère à propos de mes sentiments, excepté que je ne lui ai jamais parlé de mon amour pour elle. Par conséquent je crois que chacune de nos lettres nous a rapprochés l’un et l’autre et que nous sommes maintenant plus que de simples amis.

Pour le moment, je me dirigeais inconsciemment droit aux écuries. Une fois à l’intérieur, j’installais la selle sur mon cheval préféré sans prendre la peine de me changer. En quelques minutes, je me dirigeais à cheval vers la forêt, espérant que cette promenade me ferait oublier les problèmes qui tourmentaient actuellement mon esprit, même pour un court instant.

En peu de temps, j’arrivais de l’autre côté du lac d’où je pouvais voir au loin la résidence principale des Ardlay. Sachant que je n’avais pas ménagé mon pauvre cheval, je descendais afin de le laissait se reposer. Pendant qu’il broutait un peu d’herbe, je m’assis près de la rive en admirant le lac. J’etais plus que heureux d’être venu ici. La sérénité des alentours apaisait mon âme lasse et la vue spectaculaire libéré mon esprit.

Tout en réfléchissant à la façon de répondre aux questions de Candy à la fin de sa lettre, ses mots dans une réponse précédente surgirent de mon esprit. Elle m’avait promis de ne plus jamais m’appeler “Grand-papa” à nouveau. Elle avait également affirmé qu’elle ne me laisserait plus tout supporter parce qu’elle sentait que j’étais devenu beaucoup plus proche d’elle. Alors pourquoi me demandait -elle si elle devait m’appeler “père” maintenant.

Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire avec Candy, c’est en fait une question ridicule. A propement parlé je suis son père, alors pourquoi suis-je incapable de lui donner une réponse simple et affirmative? Mais si je le fais, cela signifie que j’accepte mon rôle de tuteur dans sa vie, qui est sans aucun doute contre ma volonté. Mais comment réagira t’elle si je lui dis “non”. Ou plutôt comment souhaiterais- je qu’elle reagisse?

De plus, elle m’a demandé quand j’ai exactement retrouvé ma mémoire, ce qui implique qu’elle voudrait savoir depuis combien de temps je lui ai caché mon rétablissement et peut être pourquoi j’ai choisi de le faire.

J’eus l’envie soudaine d’aller nager dans le lac. Il faisait très chaud et l’eau semblait aussi bleu que le ciel au dessus de ma tête. En fait, cette zone isolée avec de grands arbres et buissons était mon refuge favori après le décès de ma soeur bien – aimée, Rosemary. Chaque fois que je me sentais déprimé ou troublé, je venais nager dans cette partie du lac et souvent je me sentais beaucoup mieux après.

Cependant au lieu de plonger dans l’eau comme je le faisais habituellement, j’hésitais à ce moment là, même si il n’y avait personne aux alentours. Je retirais plutôt mes souliers et mes chaussettes, je remontais mon pantalon et je trempais mes pieds dans le lac, dont l’eau avait été chauffée toute la journée par le soleil éclatant. J’avancais un peu dans l’eau et la douce brise caressait mon visage. Je fermais les yeux afin de savourer ce moment de paix, en soupirant de satisfaction. La tension physique accumulée par le travail intense au cours de ces derniers mois se dissipait progressivement. Juste à ce moment, j’endendis une voix familière derrière moi, “Temps splendide, n’est-ce pas, Monsieur William?”

Je me retournais et je voyais George qui était à une portée de voix. J’étais étonné mais pas surpris. Il me connaissait par coeur et était pour moi bien plus qu’un assistant personnel. Aussi loin que je me souvienne, il avait été mon ami le plus fidèle, toujours de bon conseil et compréhensif.

En fait les derniers mots de mon père avant de mourir ont été de demander à George de veiller sur moi. Comme je n’avais jamais réellement connu mon père, George représentait pour moi une figure paternelle, tout comme Rosemary était une mère pour moi.

“George, je suis stressé.” Sur ce, je portais à nouveau mon attention sur ce magnifique lac.

Il se tenait à distance, sans dire un mot. Bien que je n’avais pas envie de parler à quelqu’un à ce moment là, j’appréciais tout de même sa compagnie. Quelques moments de silence plus tard, il se racla distinctement la gorge. En réponse, je lui jetais simplement un regard puis il me dit : “Quelque chose dans la lettre de Mlle Candice vous a sûrement contrarié, Monsieur William.”

Un petit rire amer s’echappa de ma gorge. George était extrêmement doué dans sa faculté à deviner intuitivement les pensées des gens, surtout les miennes. Après tout, il me connaissait pratiquement depuis toute ma vie, il devait donc percevoir qu’en ce moment je souffrais intérieurement.

Inutile de le mentionner, George avait su lire en moi, peu de temps après l’avoir contacté l’an dernier, en lui expliquant la raison de ma longue absence causée par mon amnésie. Il avait dû percevoir que mes sentiments envers ma fille adoptive avait radicalement changé, même s’il n’avait fait aucun commentaire concernant ma décision de continuer à vivre avec Candy.

Après l’avoir quitté et de retour à la maison, j’ai agi comme si rien ne s’était passé, dissimulant mon angoisse en public, mais souffrant horriblement dans l’intimité. Mais plus tard, lorsque Candy fut forcée de se fiancer avec Neil, George a ecouté son instinct et a désobéi à mes ordres, lui indiquant où trouver son Oncle William à Lakewood.

Ainsi grâce à George, j’ai pu me retrouver avec Candy, et par hasard, le lendemain, j’ai vu son dessin enfantin. Elle avait essayé de dessiner mon portrait parce qu’elle voulait partir à ma recherche après ma disparition. J’ai tellement aimé ce dessin que je l’ai affiché dans mon bureau ; mon assistant personnel habituellement peu expressif avait commenté ce dessin le plus sérieusement du monde “Cela pourrait être un chef d’oeuvre hors de prix.”

Je n’avais donc aucun doute que George comprenait ce contre quoi je luttais depuis des mois et des mois. Malgré tout, pour certaines raisons, je ne lui avait jamais confié quoi que ce soit concernant mon amour envers Candy. Lui non plus n’avait jamais abordé le sujet avant aujourd’hui. Alors que je cherchais comment répondre à sa question, il me demanda discrètement : “Envisagez – vous d’écrire à Mlle Candice avant notre départ demain pour São Paulo?”

Je lachais un soupir d’appréhension et à ce moment je me decidais à m’ouvrir, “Je ne sais pas quoi écrire…sans blesser mes propres sentiments…”

Il haussa les sourcils à ma franchise et je continuais : “Elle m’a demandé si elle devait m’appeler ‘père’ et c’est comme si un couteau m’avait transpercé le coeur quand j’ai lu la façon dont elle terminait sa lettre, en s’adressant aussi comme ma fille adoptive. Je ne pense pas qu’elle voulait me provoquer et c’est peut-être même une plaisanterie mais je ne peux pas le prendre à la légère en ce moment.

Ses lèvres se crisperent pendant une fraction de seconde et George était apparemment à court de mots, ce qui se produisait rarement. Aucun de nous ne pouvez nier le fait que j’avais adopté Candy il y a déjà longtemps et il était celui qui avait exécuté ma demande.

Puis je murmurais d’un ton songeur :”Je souhaiterais pouvoir reporter ce long voyage d’affaires et me rendre à la maison de Pony pour parler face à face avec Candy. Cependant, que vais je lui dire?”

Si je lui dis que je l’aime, quelle sera sa réaction? Va t-elle fondre en larmes ou s’écrouler de rire? Est-il possible qu’elle n’ait jamais cessé de me considérer comme son frère? Elle mentionne dans sa lettre que ce n’était pas si mal de vivre avec moi en tant que frère, et soeur, aussi veut – elle que nous revenions à ce stade? J’espère que non. Ou pire encore, a t-elle commencé à me considérer comme son tuteur?

Après mûre réflexion, George retrouva son sang-froid et commenta pensivement, “Monsieur William, je pense qu’il est temps de s’aventurer dans l’eau.”

Ne pouvant saisir ce qu’il venait de me dire, je soulevais un sourcil d’un air interrogateur et je lui demandais : “Que voulez vous dire George?”

“Qu’est ce qui vous a fait hésiter avant? Vous avez toujours aimé nager Monsieur William.”

Après un autre petit rire amer, je trouvais une excuse valable : “Je ne suis plus le même homme… avec tous ces fardeaux qui pèsent sur moi aujourd’hui.”

Puis je sortis de l’eau afin de m’approcher de lui et il me répondit en me regardant : “Il faut parfois prendre des risques… pour sortir de sa zone de confort.”

Je restais silencieux le temps de comprendre son analogie. Puis il me fit remarquer : “Peut être que Melle Candice veut savoir ce que vous ressentez.”

“Comment je me sens à propos de quoi?” Je poursuivais immédiatement, me tenant maintenant à ses côtés.

Son expression était très calme, choisissant soigneusement ses mots. “Quelle est la vraie nature de votre relation avec elle.”

Sa réponse directe me frappa comme un coup à la tête. Etait-il vrai qu’elle pose ces questions parce qu’elle était incertaine de notre relation, incertaine de ce que je ressens pour elle ou incertaine d’elle-même?

Je sentis mes sourcils se froncer et je l’entendis ajouter, “Lorsque j’ai ramené Melle Candice de Lakewood après avoir découvert votre véritable identité, elle était folle de joie, Monsieur William. Elle parlait sans arrêt durant tout le chemin du retour vers Chicago, en souriant sans cesse. Je ne l’avais jamais vu aussi heureuse.”

Je me moquais donc de moi même, un petit sourire en coin sur les lèvres : “Parce qu’elle a enfin pu rencontrer le vieil homme mystérieux qui l’a adoptée il y a des années.”

Il me regarda imperturbable et quelques secondes plus tard, il prononça de façon mystérieuse “Je crois que vous savez mieux que quiconque qu’il ne s’ agit pas là de l’entière vérité, Monsieur William.”

Ensuite, il fit une petite révérence et déclara : “S’il vous plait pardonnez moi si je me suis immiscé dans votre vie privée.”

“Non, non, pas du tout,” je repondis en hochant la tête. “Je devrais plutôt vous remercier pour vos précieux conseils. Je me sens beaucoup mieux maintenant que je vous ai parlé.”

Mon commentaire provoqua chez lui un doux sourire. Bien que je ne savais pas exactement ce qui se passait entre Candy et moi, il ne faisait aucun doute que notre relation se renforçait encore. Je me sentais profondément lié à elle et elle était la seule femme avec qui je voulais partager ma vie. Donc en tant qu’homme, je devais aller de l’avant, afin de déterminer si elle avait les mêmes sentiments. Pourtant je devais prendre le temps de la reflexion d’abord parce que la dernière chose que je souhaitais, était de la blesser à nouveau. Je ne pouvais pas me permettre de faire une autre erreur qui nuirait à notre relation.

D’autre part, George et moi devions nous préparer pour notre important voyage de demain, donc ce n’était pas le bon moment pour réfléchir à ce qu’il fallait faire ensuite avec Candy. Le fait de me noyer dans le travail n’était peut être pas une mauvaise idée pour le moment. Je dis donc à George, “Il n’y a aucun signe de son intention dans sa lettre, George. Maintenant rentrons ensemble. Nous avons des tonnes de travail à faire.”

Son expression était un mélange de perplexité et de soulagement mais il hocha la tête en signe de compréhension sans autre commentaire. “Je vous retrouve dans votre bureau plus tard Monsieur William.” Donc, il retourna donc à sa voiture de l’autre côté du chemin.

Bien que notre planification stratégique se déroulait bien, en raison de l’énorme quantité de travail et du manque de temps, nous avions pris notre diner dans mon bureau. Nous avons travaillé jusqu’à très tard le soir et George se reposa dans la chambre d’invités qu’il utilise habituellement alors que je me rendais à la chambre des maîtres. Nous devions dormir un peu avant de nous lancer dans la matinée pour un long voyage.

Malheureusement bien qu’étant couché dans mon lit depuis un bon moment, je ne pouvais toujours pas m’endormir. Dès que j’étais seul, je pensais automatiquement à la lettre de Candy, et ma tête était remplie de point d’interrogation sur son état d’esprit quand elle m’écrivait.

Elle avait commencé sa lettre avec beaucoup d’enthousiasme, me remerciant pour mes cadeaux et parlant de diverses autres sujets. Qu’est ce qui l’amenait à me demander la façon dont elle devait s’adresser à moi? Est ce qu’elle plaisantait? Ou George avait-il raison en pensant qu’elle était confuse ou même perturbée et tenait à ce que je clarifie mon rôle envers elle?

Après m’être tourné et retourné dans mon lit pendant un moment, la lumière brumeuse précédent l’aube, commençait à pénétrer ma chambre et je me rendais compte qu’il était inutile d’essayer de dormir maintenant. Je ne devais pas la faire attendre plus longtemps, aussi je me glissa hors du lit et je m’assis dans un coin pour lui écrire ma réponse. Après avoir chiffonné plusieurs feuilles de papier, j’étais enfin satisfait de ma courte lettre, même si j’ avais répondu seulement qu’à sa première question.

Candy,

Permet moi d’exprimer brièvement mon mécontentement. Ne m’avais tu pas promis que tu ne me laisserais pas tout supporter, encore une fois?

“Père”! et “belle fille adoptive” tu as dit !

Oui, tu es belle. Peut – être (tu boudes?). En effet tu es ma fille adoptive.

Je l’avais oublié ! Cela m’a surpris moi-même, si jeune et encore célibataire, j’ai une fille adopive. “Fille adoptive” ces mots me sont également insupportables. Même si tu ne t’en rends pas compte, je suis sensible. (S’il te plait, ne ris pas)

Maintenant je pars pour São Paulo. Je t’ecrirai à nouveau quand je serais arrivé.

S’il te plait dis le aux enfants de la maison de Pony : “C’est ce que doit faire un père adoptif.”

Père adoptif !

Zut, je l’ai dit moi même… Prends soin de toi ! Salue les enfants de ma part !

Albert’

Ai-je vraiment oublié le fait que je sois son tuteur. Si seulement je pouvais. C’était juste ma façon indirecte de dire à Candy de ne pas me le rappeler. En fait chaque fois que cette idée refaisait surface dans mon esprit, je repoussais cette pensée sombre, en m’efforcant de ne pas trop m’y attarder car cela me chagrinait.

La vérité était que pas une seule fois je l’avais traité comme ma fille, et ce même avant mon accident. Candy était une fillette que j’avais voulu aider ; maintenant c’était une femme et j’étais encore célibataire, pour l’amour du ciel ! Cependant je ne voulais pas annuler l’adoption, à moins d’y être contraint. C’est à dire, si elle partageait mon amour. Même si ce n’était pas le cas, je ne l’abandonnerai pas tant que cela ne la dérangeait pas, je voulais faire partie de sa vie, l’aimer à distance comme son supposé père adoptif. Par conséquent, j’avais décidé que peu importe ce qui nous arriverait, je n’allais pas répéter mon erreur de la laisser seule à nouveau.

Alors que j’ inserais soigneusement mon mot dans une enveloppe, je me demandais comment Candy se sentirait quand elle la lirait. Serait-elle déçue et se plaindrait-elle “C’est tout?”

Quoi qu’il en soit, c’est le mieux que je puisse faire avant le voyage et je devais réfléchir plus sérieusement avant de lui écrire à nouveau. Au moins, elle verra que je ne veux pas qu’elle me considère comme son père, malgré le fait que je le sois légalement.

Maintenant que le soleil se levait, le mieux était de prendre une douche rapide pour me rafraîchir et de me préparer pour cet ennuyeux voyage d’affaires. George et moi avions tout planifié pour optimiser notre temps en s’arrangeant pour tirer le meilleur parti de ce voyage et j’avais prévu un emploi du temps chargé avant.

Après avoir pris notre petit déjeuner, je me rendis à mon bureau pour prendre mon porte document. Cependant, je réalisais soudainement qu’un des documents importants de ce voyage était manquant. Ne cédant pas à la panique, je mis à fouiller plusieurs tiroirs. Il ne me fallut pas longtemps pour le trouver, mais en le prenant, je voyais aussi le journal relié en cuir de Candy à l’intérieur, celui-là même qu’elle avait pris soin de me confier avant de quitter Londres. A l’époque elle désirait que son oncle William le lise, afin qu’il comprenne les raisons qui l’ont poussé à quitter précipitamment le collège Royal de Saint-Paul.

Immédiatement toutes sortes d’images et de souvenirs me revenaient à l’esprit, aussi je fermais le tiroir avec violence, comme si cela pouvait chasser ces pensées dérangeantes. Bien que je restais debout face à mon bureau, mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine et je faisais des efforts pour me calmer en respirant profondément.

Etant son tuteur, j’avais lu son journal intime comme elle le souhaitait pendant mon séjour en Afrique, et sa gratidude envers moi était évidente ; ce n’est qu’à la toute dernière page que j’ai pu lire ses raisons de quitter l’école. Des semaines plus tard, j’ai reçu d’autres lettres de Candy par l’intermédiaire de George et l’une d’elles m’apprenait qu’elle avait commencé à étudier dans une école d’infirmière. Par conséquent j’écrivais une lettre à George en lui demandant de passer un message à Candy, lui disant que je respectais sa décision de suivre sa vocation et en lui rappelant qu’elle serait toujours une Ardlay, même si elle voulait être indépendante. [1]

En fait, à cette époque, j’ai été en quelque sorte influencé par les lettres de Candy. Même en Afrique j’étais protégé par des personnes de confiance des Ardlay, de telle façon que je n’avais aucun problème pour trouver un abri ou un emploi. Ils étaient là pour veiller au cas où j’aurais besoin d’aide. L’idée que je ne pouvais rien faire de moi-même me tourmentait constemment. Leur présence ne faisait que me rappeler que je ne pourrais jamais être indépendant et c’est à ce moment-là que je me suis arrangé pour me libérer d’eux. J’ai donc emballé une partie de mes affaires ainsi que le journal et les lettres de Candy et je les ai envoyés aux personnes de confiance des Ardlay en Afrique.

En résumé je savais très bien ce qu’il y avait à l’intérieur de ce journal. En plus que de trouver sa voie, Candy se rendait vers l’Amérique pour retrouver quelqu’un de très spécial à ses yeux. Elle avait écrit en tout honnêteté et même maintenant, je me souviens encore clairement la façon dont elle exprimait ses sentiments envers Terry.

Comment pourrais-je l’oublier? Lorsque nous vivions ensemble comme frère et soeur, elle m’avait tout révélé de sa passion pour lui. Je n’avais simplement pas venir le fait qu’eventuellement, je finirais par tomber amoureux d’elle.

C’est à ce moment précis, que j’ai finalement compris ce qui me rendait hésitant à entrer dans le royaume de l’inconnu avec Candy. Jusqu’à présent je n’avais jamais osé la questionner directement, à savoir si elle en avait terminé avec son ancienne relation, même en sachant qu’elle n’était pas restée avec Terry après à Rockstown comme je l’avais prédit. Au fond de moi, je craignais que si j’abordais ce sujet sensible, je perdrai ce qu’il y avait entre elle et moi, nous laissant des cicatrices émotionnelles irréparables.

A cet instant précis, j’entendis frapper doucement sur ma porte grande ouverte. Je rangeais rapidement les documents dans ma serviette et je tournais la tête du côté de George pour lui faire face. “Allons y George. Nous avons un train à prendre.”

(A suivre…)

Chapitre 2

Chapitre 3

Note :

[1] Dans CCFS, lorsque Candy étudiait à l’ecole d’infirmières, elle avait reçu une lettre de George lui indiquant que Sir William avait reçu plusieurs lettres de sa part. Il respectait ses décisions, y compris ses études à l’école d’infirmières Mary Jane et son souhait de subvenir à ses besoins.

Note de l’auteur :

J’espère que vous avez apprécié cette histoire autant que j’ai aimé l’écrire. Merci encore à cette fan d’Albert qui m’a fait part de ses idées concernant le journal de Candy. Nous croyons toutes les deux qu’Albert a lu son journal intime pendant son séjour en Afrique car Candy avait quitté Londres à l’automne (il y avait des feuilles mortes un peu partout) et elle est retournée à la Maison de Pony un jour d’hiver (il neigeait fortement). Elle a commencé ses études à l’école d’infirmière au printemps et selon le manga, elle a reçu un présent et une note de George autour de son anniversaire en mai, l’informant que Sir William soutenait sa décision. Selon CCFS, Albert avait quitté l’Afrique peu après que la guerre n’éclate (été 1914).

La suite de l’histoire est le fruit de mon imagination. La chronologie dans CCFS porte à confusion, donc j’ai écrit ceci en me basant principalement sur ma propre interprétation de l’épilogue de CCFS. Albert a révélé à Candy qu’il était son prince au printemps après qu’elle soit retournée vivre à la Maison de Pony (notez ceci est différent du manga dans lequel il fait cette révélation le jour où elle retourne à la Maison de Pony). Plus tard la même année, Albert est allé à la Maison de Pony et a emmené Candy à Lakewood.

Pour ceux et celles qui sont familiers avec les lettres de l’épilogue de CCFS, vous aurez sûrement remarqué que j’ai reformulé certaines phrases afin de les rendre plus cohérentes. Aussi Candy l’appelait toujours Albert-san, mais j’ai simplement utilisé Albert. Si vous voulez lire la traduction de ces lettres par les fans, s’ il vous plait n’hésitez pas à me contacter. Je vous fournirai les liens avec plaisir. (Note de la traductrice : j’ai trouvé très peu de ces traductions en francais ; j’ai donc traduit directement les textes inclus dans l’histoire. Si quelqu’un possède ces lettres en français, veuillez s’ il vous-plait m’en faire part afin que je puisse les corriger si nécessaire. Merci).

Mes remerciements à vous tous. Merci pour votre soutien.

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