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Jul 02 2015

Ça devait être de l’amour Chapitre 3

Remarque : Candy et tous les personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Iragashi et l’animé à Toei Animation.

Les personnages comprennent M. Spencer, Mme Thompson Lucy et Jack.

Note : En plus du manga et de Candy Candy Final Story, une partie de ce chapitre est également basée du vieux roman de Candy, qui était la nouvelle version du manga original et les lettres de la correspondance entre Albert et Candy, après son retour à la maison de Pony.

Grâce à mon amie, Antlay, pour traduire de l’anglais vers le français! ❤❤❤

-Ms Puddle

Chapitre 3 : Bras

Un samedi ensoleillé tôt le matin, je regardais par la fenêtre de mon salon, tenant dans ma main la lettre de réponse de la maison Pony. Je regardais quelques enfants du voisinage se poursuivre les uns et les autres dans la joie, me rappelant mon enfance, quand j’étais insouciante, à monter et descendre la colline de Pony avec d’autres enfants. Je dépliais la lettre que j’avais reçue hier et je la relisais.

“…Les fleurs fleurissent sur la colline. Ce serait bien si vous et Annie pouviez venir nous rendre visite…nous vous attendons…”

La dernière fois que que j’avais rendu visite à la Maison de Pony, c’était pour demander à

Melle Pony de garder le chienne de M. McGregor, Mina pour moi. Depuis que je m’étais installée à Chicago et après rencontré par hasard Albert à l’hopital St Joanna, je ne leur avait pas écrit une seule lettre et cela faisait déjà plus d’un an. De même, je n’avais pas écrit à l’Oncle William parce que honnêtement je ne pouvais pas lui dire que je vivais avec un patient amnésique que j’avais rencontré il y a longtemps à Lakewood. Non seulement ça, je devais la vie à cet homme suspect qui s’était introduit dans l’une des propriétés des Ardlay, la cabane de montagne dans la forêt. Maintenant que j’y pensais, c’etait très drôle en effet. Parfois je me demandais si j’avais écrit à George ou à l’Oncle William concernant ma vie avec un patient de sexe masculin, ce qui serait arrivé alors ?

Je quittais la fenêtre et je vérifiais mon calendrier sur le mur. Cela faisait presque deux semaines que je j’avais vu Albert. Après m’avoir quittée ce soir là, j’allais écrire à Melle Pony et à Soeur Lane, mais j’étais tellement épuisée et absolument pas de bonne humeur pour écrire quelque chose à qui que ce soit. J’avais préparé une collation pour remplir mon estomac et j’étais allée directement au lit après, en pensant que le sommeil m’aiderait à oublier mes sentiments mélancoliques.

Eh bien, j’avais eu tort. Je pouvais à peine dormir cette nuit là, blottie au fond du lit superposé du bas, à pleurer sur ce qui était arrivé depuis que j’avais rencontré à nouveau Albert à Lakewood. Après la rencontre avec la Grande Tante Elroy cette après-midi, ma bonne humeur suite à mes retrouvailles avec Albert avait été brisée et mon espoir de nous retrouver ensemble avait été anéanti. Malgré ce qu’il ait pû me dire ce soir là, des messages contradictoires avaient été également envoyés à mon cerveau.

Le lendemain, j’avais finalement réussi à écrire une lettre à la maison de Pony. Quelques jours plus tard, quand je revenais du travail, j’étais agréablement surprise de trouver une lettre d’Albert dans ma boîte aux lettres et j’avais maintenant mémorisé chaque mot de cette lettre.

Chère Candy,

Comment allez-vous ? Je suis désolé de ne pas avoir eu le temps de venir vous rendre visite. Comme je l’ai mentionné plus tôt, mes jours sont bien remplis de réunions, de présentations, de projets, de dîners d’affaires et bien d’autres choses.

J’espère que les choses vont se calmer la semaine prochaine afin que je puisse passer chez vous dans la soirée. En attendant, n’hésitez pas à venir nous rendre visite le week-end ! Vous devriez être en mesure de me trouver à mon bureau.

S’il vous plaît transmettez mes salutations à M. Martin. Prenez soin de vous !

Cordialement,

Albert

Depuis lors, j’attendais qu’il se manifeste. Je rentrais plus tôt de la Clinique Joyeuse, pour enfin de compte me sentir déçue jour après jour. Actuellement je retournais à table et je m’asseyais pour essayer de terminer mon petit déjeuner, mais je n’avais pas d’appétit. Soupirant profondément, je posais mes couverts et je reposais mes coudes sur la table, soutenant mon menton avec les paumes de mes mains, le regard absent vers la fenêtre.

Je ne m’attendais pas à ce qu’Albert puisse être aussi occupé par le travail et pourquoi devrais-je être surprise ? Il était en charge d’une entreprise d’affaires maintenant. Je me demandais si je lui manquais encore un peu, mais je pensais que son horaire chargé pouvait l’avoir épuisé chaque jour, aussi il ne devait pas avoir de mal à s’endormir la nuit, contrairement à moi.

Quoi qu’il se soit passé après la fête de fiançailles, j’étais encore tracassée et mon sommeil était pertubé ces derniers jours. Les mots de la Grande Tante Elroy avaient instillé des doutes dans mon esprit à propos d’Albert et en plus de cela je ne pouvais m’empêcher de me sentir inférieure surtout quand je réfléchissais à l’immense fortune du clan Ardlay. J’étais quasiment convaincue qu’Albert méritait une jeune femme bien éduquée, élevée dans une famille respectable avec relativement le même statut social et financier.

Cependant, je refusais de croire qu’il n’avait plus de sentiments pour moi sauf si je l’entendais de sa bouche. Le fait qu’il ait voulu mon dessin enfantin au lieu de celui qui était meilleur, me redonnait actuellement une lueur d’espoir. La façon dont il m’avait regardée après avoir découvert que je l’avais cherché en utilisant le dessin de M. Martin et son étrange réaction ensuite laissait entendre que lui-même se retenait. J’avais un fort sentiment que ce n’était pas juste prendre mes désirs pour des réalités ou mon imagination. Il devait y avoir quelque chose à voir avec ce qu’il avait dit à son sujet de ne plus être le même homme. En outre, il était clair qu’il ne voulait pas m’entraîner dans une vie qui allait me contraindre ou me faire pression pour me conformer aux valeurs et aux traditions familiales d’autrefois.

Etait-ce la raison principale pour laquelle il hésitait à avouer ses sentiments pour moi ? Après y avoir réfléchi, je pensais qu’il voulait dire que si j’étais sa partenaire, j’aurais beaucoup plus d’obligations. Il n’était pas sûr que je puisse supporter cela parce que lui-même avait essayé d’échapper à la réalité une partie de sa vie. En fait, je n’étais pas sûre non plus, mais je voulais le soutenir et l’encourager comme sa compagne. Mais était-je suffisamment qualifiée pour accomplir ce genre de rôle pour lui.

D’autre part, il se pourrait que sa propre conscience lui interdise d’écouter son coeur en raison de notre relation adoptive. En tout cas, être amoureuse de mon tuteur m’avait fait traverser des jours de troubles affectifs . Ce qui m’exaspérait le plus c’est qu’il semblait qu’il n’y avait aucune issue parce qu’il n’avait pas l’air du tout de vouloir revenir sur l’adoption.

Pourquoi notre amour était-il si compliqué ?

Je me laissais aller dans une profonde rêverie jusqu’à ce qu’elle soit brisée par mon réveil. Je me dépêchais de finir mon petit déjeuner et je me précipitais dehors. Sur le chemin de la Clinique Joyeuse, j’entendais un cri fort “A l’aide” venant de quelque part à proximité. Cela ressemblait à un enfant et j’essayais de localiser la source.

Très vite j’apercevais un attroupement dans la rue et je m’avancais rapidement vers eux.

A travers la foule, je remarquais une jeune adolescente l’air malade, qui s’était effondrée au sol, pleurant et tenant un jeune garçon dans ses bras. Le garçon aussi semblait très pâle. Au même moment, un homme d’âge moyen s’avança et s’accroupit à côté de la jeune fille, demandant : “Quel est le problème ? Que puis-je faire pour vous aider ?”

Entre deux sanglots, elle répondait : “Mon frère…a été malade…nous n’avons pas d’argent…pour voir un médecin …”

Je me frayais un chemin à travers la foule et m’approchais d’elle, en disant : “Je suis infirmière. Permettez-moi d’amener votre frère à un médecin.”

L’homme d’age moyen offrait, “Je peux le porter, Mademoiselle ?”

Alors je me présentais, “Vous pouvez m’appeler Candy. Monsieur s’il vous plaît venez avec moi.”

“Spencer est mon nom” déclarait M. Spencer et rapidement il prenait le garçon dans ses bras, en me suivant à la Clinique Joyeuse, qui était juste à deux pâtés de maisons. La jeune fille me dit alors que son nom était Lucy et son frère Jack.

M. Martin examinait Jack pendant un certain temps puis après avoir posé quelques

questions à Lucy, il pensait que Jack n’avait tout simplement pas assez mangé depuis une longue période. Puis nous apprenions que leur père était mort l’année dernière et que leur mère était depuis en dépression et restait confinée au lit.

A ce moment, M. Spencer nous montra sa carte de visite et nous dit, “En fait je travaille pour un orphelinat à proximité et je vais discuter avec le personnel pour voir s’ils peuvent aider votre famille, Lucy”

“Un orphelinat dans ce quartier ? Est-ce nouveau ?” demandait le Dr Martin surpris.

M. Spencer répondait, “Oui ! Cela s’appelle des Coeurs Purs. En fait, nous avons commencé il y a quelques mois. La propriétaire est Mme Thompson, qui est veuve depuis peu et sans enfant. Elle a été très généreuse de faire don d’une partie de son joli héritage

provenant de son défunt mari pour créer un orphelinat. Bien que nos frais d’exploitation deviennent importants, je crois que Mme Thompson sera plus que disposée pour trouver un moyen d’aider Lucy et Jack.

M. Martin était gentil comme d’habitude et donnait aux enfants quelque chose à manger avant que M. Spencer les ramène chez eux. Depuis ce moment, je réfléchissais à ma vie. Bien que j’avais traversé quelques difficultés par le passé en tant qu’orpheline en grandissant à la Maison de Pony, je n’avais jamais été affamée comme Lucy et Jack.

En fait, je pourrais même choisir de vivre une vie extravagante étant la fille de Sir William, tout comme la Grande Tante me l’avait décrit. Cependant je ne regrettais pas de ne pas avoir emménagé dans le manoir, malgré mon aspiration pour Albert. Depuis que j’avais quitté Londres, je voulais être indépendante. Alors qu’il y a quelques années je n’avais pas eu le choix étant une jeune adolescente et avoir emménagé dans la demeure de Lakewood semblait si naturel à l’époque.

Soudain, Melle Pony et Soeur Lane me manquaient beaucoup et je pouvais facilement imaginer le sourire éclatant à travers les lunettes de Melle Pony, si elle savait que j’allais leur rendre visite. En fait si je n’avais pas été obligée de m’engager avec Neil, je serais déjà retournée à la Maison de Pony.

Puis une pensée sombre traversa mon esprit, il était temps pour moi de passer à autre chose et le plus tôt serait le mieux.

Honnêtement, je ne pouvais pas continuer mon embarrassante relation avec Albert. Pour la plupart des gens il était mon père légal, mais j’avais des problèmes à accepter cela dans mon coeur et je ne savais pas quand j’en serais capable ou si je voudrais m’y adapter. Même si Albert et moi pouvions ignorer cet aspect de notre relation, il y avait d’autres obstacles sur notre chemin et dont le plus important était la Grande Tante Elroy. J’étais plus que certaine qu’elle ferait tout son possible en son pouvoir pour nous séparer. Pourtant, ce qui me décourageait le plus honnêtement c’est que je ne savais pas ce qu’Albert pensait de moi ou s’il était en train de s’adapter à la relation adoptive.

Et peut-être, qu’en repartant et en gardant mes distances avec Albert, je pourrais l’oublier avec le temps…

J’avais vraiment besoin de temps pour réfléchir avant de faire quelque chose d’inconsidéré. Puis j’entendais un bruit fracassant et je réalisais que j’avais accidentellement fait tomber un verre en le lavant.

Candy ! Le docteur Martin se précipitait à mes côtés. Je gémissais, “Je suis désolée d’être à nouveau distraite…” Ma voix se brisa quand je sentis une vive douleur à mes doigts en ramassant les morceaux de verre brisés.

J’appuyais rapidement sur la plaie et le médecin soignait ma blessure aussitôt. Quelques instants plus tard, le docteur Martin me regardait avec inquiétude et me demandait “Candy je sais que vous avez l’esprit préoccupé ces derniers temps, alors vous devriez peut-être bien rentrer à la maison pour aujourd’hui. Je vais m’occuper des dégâts.”

Comme il ramassait soigneusement les morceaux de verre cassés dans l’évier, une autre pensée sombre surgit dans ma tête, les blessures finiront par se guérir et la douleur diminuera…Je devrais ramasser les morceaux et passer à autre chose…

Sur le chemin du retour, je réfléchissais sérieusement à mes options et revenir à la maison de Pony semblait être la bonne décision pour le moment. Devais-je en faire part et en discuter avec Albert ? Ou devais-je juste lui dire ma décision.

Plus tard quand je passais devant une chapelle près de Magnolia, je tombais sur un grand panneau juste à côté, que je n’avais pas remarqué auparavant. Les mots capturaient mon coeur et j’avais les larmes aux yeux comme si Dieu m’avait parlé pour confirmer ma pensée.

‘Car il délivrera le pauvre qui crie, les affligés qui sont sans aide.

Il aura pitié des faibles et des nécessiteux et sauvera la vie des pauvres.

Il les sauvera de l’oppression et de la violence, leur sang sera précieux à ses yeux.’ [1]

Etre infirmière était ma vocation et comme il n’y avait pratiquement pas de medecin ou d’infirmière à proximité de la Maison de Pony, je pourrais en faire un meilleur usage là. Je me souvenais aussi de mes propres mots ‘Je pars pour trouver ma propre voie…’ dans ma lettre à l’Oncle William avant de quitter Londres pour retourner en Amérique. Je lui avais demandé son indulgence parce que je voulais me débrouiller par mes propres moyens sans son soutien financier.

Depuis lors, j’avais été capable de survivre sans compter sur les dispositions de l’Oncle William. Je croyais fermement que je pourrais rester indépendante et j’espérais certainement que j’allais vivre ma vie pleinement. Par conséquent, plus je réfléchissais à ce sujet et plus j’étais convaincue de revenir à la Maison de Pony. Depuis qu’Albert m’avait dit qu’il serait à la maison le week-end, je decidais de lui rendre visite demain et de l’informer de ma décision.

Le lendemain, sur le chemin de la résidence principale des Ardlay, j’essayais de formuler dans ma tête les mots afin que je puisse exprimer mes pensées à Albert plus tard. Dans le même temps, je me sentais aussi nerveuse. Que faire si Albert me demandait de ne pas y aller ? Allais-je l’écouter ?

Cependant, j’avais le sentiment qu’il me laisserait partir. Il était une personne ouverte d’esprit et il m’avait laissé la liberté de choisir ma voie à l’époque et j’étais sûre qu’il n’avait pas beaucoup changé même maintenant.

Mais s’il me demandait de rester à Chicago ? Serais-je heureuse de m’y conformer ? Avec des sentiments mitigés, j’arrivais à la grande entrée du manoir et bientôt, le majordome venait me saluer.

“Bonjour, Melle Candice ! Êtes-vous ici pour voir Sir William ?”

J’étais un peu surprise mais j’arrivais à répondre, “Oui ! Comment savez-vous ?”

Puis il m’expliquait que Sir William lui avait laissé un message que si j’arrivais à l’improviste, il était prié de me conduire à lui.

Donc Albert m’attend ?

“Par ici s’il vous plaît Melle Candice.” Alors je suivais le majordome jusqu’à que nous arrivions dans une pièce avec d’impressionnantes double portes, qui étaient faites en bois massif de haute qualité. Les battements de mon coeur me disaient combien j’étais excitée d’être en mesure de revoir Albert à nouveau, mais je stressais quand je me rappelais la raison pour laquelle je venais le voir aujourd’hui.

Le majordome frappait à la porte plusieurs fois jusqu’à ce qu’il entende un consentement pour entrer. Puis il ouvrit la porte et annonça ma présence pendant que je restais à ma place. J’entendais la voix excitée d’Albert. “Melle Candice ? Laissez la entrer s’il vous plaît.”

Toutes ces formalités me mettaient encore une fois mal à l’aise et confirmait qu’Albert et moi appartenions à des mondes différents, ce qui confirmait ma décision de revenir à la Maison de Pony.

Poliment le majordome me fit signe d’entrer. Quand je rentrais dans le bureau spacieux et lumineux avec de hauts plafonds et un mobilier délicat, je pouvais dire que cette pièce était plus grande que mon appartement. Les fenêtres étaient si grandes qu’elle atteignaient presque le plafond et donnaient non seulement une lumière naturelle au bureau, mais aussi une belle vue sur les buissons et la pelouse du jardin. Puis le majordome avec courtoisie s’excusa et ferma la porte derrière lui.

“Candy ! Je suis si heureux de vous voir ici aujourd’hui !” s’écria Albert avec joie. Il avait l’air si fringant dans son beau costume noir, mais aujourd’hui il ne portait pas de cravate. Tenant un livre volumineux dans sa main, il se tenait devant une bibliothèque en bois sculpté avec des portes en verre brillantes. On aurait dit qu’il était en plein travail, même un dimanche matin.

Je m’avançais vers son bureau, inspirant profondément et je m’adressais à lui d’une manière formelle, “Bonjour Albert. Je sais que vous êtes occupé, donc je vais faire vite. J’ai décidé de retourner à la Maison de Pony.”

Sa bouche était légèrement entrouverte pendant un certain temps mais aucun mot n’en sortait. Le regard sur son visage me disait qu’il avait été complètement pris par suprise et qu’il n’était pas sûr de comment réagir. J’attendais patiemment, en baissant un peu la tête pour éviter son regard.

“Vous voulez revenir à la Maison de Pony ?” il répétait mes paroles comme s’il ne pouvait pas en croire ses oreilles.

Par conséquent, avec un visage impassible je lui faisais part de mon projet, de vouloir travailler dans un hôpital proche de cette région rurale. Pendant qu’il m’écoutait, il avait l’air grave ; mais dès que j’ai eu fini de parler, un énorme sourire illumina son visage et sur un ton positif, il dit “Ça, c’est bien toi Candy. C’est bien !”

Juste à cet instant, je réalisais que je ne voulais pas vraiment me séparer d’Albert et je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir déçue d’avoir pris cette décision que je regrettais maintenant . Cependant le fait qu’il n’ait même pas essayé de me dissuader me surprenait et les paroles de la Grande Tante Elroy résonnaient désagréablement à nouveau à mes oreilles, William en a déjà terminé avec sa stupidité. Cela expliquait pourquoi il pouvait facilement me laisser choisir ma propre voie comme bon me semblait.

Au milieu de mon agitation émotive, j’entendais sa voix sincère, “Candy, j’aimerais vous aider à emballer vos affaires et à déménager.”

Je hochais la tête et je souriais légèrement, m’efforcant de ne pas montrer ma déception, “je n’ai pas beaucoup de bagages et je vais donner la plupart de nos affaires, si cela ne vous dérange pas.”

“N’hésitez pas. Quand prévoyez-vous de partir ?”

“Je vais d’abord écrire à Melle Pony et à Soeur Lane et je devrais être en mesure de quitter Chicago en fin de semaine prochaine.”

“C’est bientôt ? L’avez-vous dit à Archie et à vos amis ? demandait-il avec une pointe de surprise dans sa voix. Il posa rapidement son livre et s’avança vers moi.

“J’étais sur le point de leur dire,” fût ma réponse courte. Je devenais nerveuse car s’il s’approchait trop de moi je pourrais perdre mon sang froid, mais à mon grand soulagement, il s’arrêta à une portée de bras, en maintenant une distance suffisante.

Malheureusement je ne pense pas que vous puissiez les trouver maintenant. Ils m’ont dit plus tôt ce matin au petit déjeuner, qu’ils allaient faires des achats pour le prochain bal qui aura lieu dans quelques jours,” faisait-il remarquer en se penchant sur le bord de son bureau d’ébène.

“C’est vrai ? Alors c’est bien. Pouvez-vous s’il vous plaît leur dire pour moi ?” répondis-je sans le regarder directement. J’avais peur de changer d’avis et de revenir en arrière.

“Pas de problème, Candy. Voulez-vous aussi que je le dise à Tante Elroy ou voulez-vous lui écrire une lettre vous-même ?” demanda Albert, d’un regard pénétrant.

“Exact…Comment pourrais-je l’oublier ?” Je lui répondais et en le regardant rapidement, je demandais hésitante, “Mais pourquoi ai-je besoin d’écrire une lettre ?”

“Ma tante est allée en Floride avec les Leagan et va probablement y rester un certain temps. Les Leagan étendent leurs activités hôtelières là-bas et ma tante veut obtenir plus de détails à ce sujet,” expliquait-il sur un ton sarcastique.

“Oh…dans ce cas, pourriez-vous aussi l’avertir s’il vous plaît ?” J’essayais moi-même d’éviter tout contact avec la Grande Tante. Je pensais qu’elle célèbrerait et serait extrêmement soulagée que je quitte Chicago pour de bon.

Albert me fit un sourire rassurant et dit, “Ne vous inquiétez pas. Je vais gérer pour vous aussi.”

A ce moment là, je remarquais mon vilain dessin sur son bureau d’ébène et je ne pouvais pas m’empêcher de rougir un peu. Albert réalisait que je l’avais vu alors il le montra et dit, “J’allais vous demander si je pouvais l’afficher dans mon bureau. Même George a déclaré que c’était un chef-d’oeuvre hors de prix.” Il terminait avec un sourire amusé sur son visage.

Rougissant encore plus, le commentaire de George me fit rire quand même. “Vous pouvez faire ce que vous voulez avec, Albert. Maintenant, c’est le votre.”

“Merci, Candy. Vous ne savez pas combien ce dessin m’a aidé à me libérer du stress et de la fatigue” répondit-il sincèrement avec un doux soupir.

Essaie-t-il de me dire quelque chose ?

Alors je prenais mon courage à deux mains et je lui demandais, en gardant un ton décontracté, “Albert, avez-vous quelque chose à me dire avant que je parte ?”

Son regard rencontra le mien et pendant un bref instant, j’ai cru voir un combat dans ses yeux bleus, sa mâchoire serrée avant de se racler la gorge et de parler d’une voix calme et régulière, “Candy, je vous souhaite rien d’autre que le meilleur et s’il vous plaît restez en contact.”

Inutile de dire, que j’étais peinée par sa réponse, mais j’étouffais un sanglot et je réussissais à parler malgré cela, “Pareillement, Albert. Rappelez-vous de ne pas trop travailler et prenez soin de vous.”

Alors qu’il acquiesçait silencieusement le visage sombre, je m’excusais et je me dirigeais immédiatement vers les double portes. J’avais peur de ne pas être capable de contrôler mes émotions si je restais plus longtemps. Mais il m’arrêta en posant une main sur mon épaule et me demandait vivement, “Candy, laissez-moi vous ramener à la maison.”

Je prenais une profonde inspiration pour me calmer et rejeter son offre avec tact. Comme je me retournais pour lui faire face, instantanément il retirait sa main et gardait prudemment ses bras sur ses cotés. “Albert, votre emploi du temps est très chargé et vous savez que j’aime marcher, alors s’il vous plaît ne vous sentez pas obligé. J’aimerais aussi faire un petit tour en ville aujourd’hui.”

Il soupira de résignation et dit d’un ton triste, “C’est dommage que je n’ai pas le temps de vous accompagner avant votre retour à la Maison de Pony.”

Je lui souriais silencieusement reconnaissante. Puis il me pria avec instance, en soutenant mon regard, “S’il vous plaît faites-moi savoir la date quand vous partirez que je puisse vous emmener à la gare.”

Je secouais la tête obstinément et involontairement j’élevais la voix, “Non ! S’il vous plaît ne le faites pas !”

Instantanément il demanda hésitant et stupéfait, “Pourquoi pas ?”

“Désolé…” je répondais rapidement, adoucissant le ton de ma voix et en évitant son regard. Puis j’ajoutais, “Je voulais dire que je voulais aller à la gare moi-même. Cependant je vous informerez de la date exacte.”

Il se tut pendant quelques secondes avant de déglutir et de me rappeler, de sa voix douce et réconfortante, “N’oubliez pas que vous êtes toujours la bienvenue ici. Votre chambre sera toujours réservée pour vous.”

Lui faisant un signe de la tête, je m’excusais à nouveau et je quittais son bureau à la hâte, luttant pour retenir mes larmes. Je ne laisserai personne me voir pleurer…

Je marchais en traînant des pieds à travers le couloir, éprouvant de la tristesse et de la fatigue. En l’espace d’une minute, je trouvais une sortie qui apparemment conduisait au jardin, alors je sortais par cette porte parce que je voulais prendre une bouffée d’air frais. Actuellement je sentais que j’étais observée et quand je levais la tête, j’avais le souffle coupé quand je vis Albert à travers la grande fenêtre de son bureau. Il était là, souriant et me faisant un signe de la main. Rapidement je simulais un sourire gai sur mon visage et je lui faisais un signe en retour.

Oui c’est douloureux de quitter Albert, mais il est temps de prendre un nouveau départ ! Je sais que mes mères vont certainement m’accueillir à la maison.

Je n’avais pas vraiment fait un tour en ville après avoir quitté le manoir, mais j’avais passé beaucoup de temps au bord du lac dans le parc naturel de Chicago, où j’avais retrouvé Albert il y a plus d’un an après qu’il se soit échappé de l’hôpital. J’étais assise là, serrant mes genoux contre ma poitrine, jusqu’à ce que le soleil commence à se coucher, me remémorant le temps passé avec lui depuis que nous avions commencé à vivre ensemble. Au début je l’avais considéré comme un bien aimé grand frère, mais ce n’était plus le cas au fil du temps.

En me souvenant et en regardant en arrière, ce qui m’attristait le plus était de perdre quelqu’un comme Albert avec lequel je pourrais toujours compter. Peu de temps après, des larmes s’échappérent de mes yeux et des sanglots étouffèrent ma gorge, ce qui attiraient les regards curieux des gens autour de moi. Pourtant je m’en moquais et je savais que je devais libérer mes émotions, mais je me promettais que ce serait la dernière fois que je pleurais

d’une manière déprimante du fait que ma relation avec lui se termine de cette façon.

Bien entendu mon projet surprit le Dr Martin. Quand je lui apprenais les nouvelles le lendemain à la Clinique Joyeuse, il me regardait en silence avec un visage impassible jusqu’à qu’il soupire profondément et murmure avec un sourire triste aux lèvres, “Hmmm…même Albert vous a donné la permission…dans ce cas, alors je ne peux pas vous dire non.”

Puis il me faisait savoir que Sir William Ardlay avait exprimé sa gratitude en donnant au médecin un approvisionnement d’un an de whisky mais tout avait été dilué avec de l’eau. Pour quelque raison, mon intuition me disait que M. Martin connaissait la véritable identité d’Albert depuis un certain temps déjà. Quoi qu’il en soit, j’étais heureuse de savoir qu’Albert prendrait soin du Dr Martin.

Plus tard, le docteur me disait de partir avec des mots aimables et encourageants. Il avait convenu qu’une infirmière était plus utile dans un milieu rural qu’à Chicago.

“Prenez soin de vous, Candy.”

“Vous aussi, Dr Martin.”

Après avoir envoyé une lettre à la Maison de Pony pour dire à mes mères mon projet, j’achetais un billet de train aller simple et j’envoyais une lettre à Albert pour l’informer du jour où je partais et que j’allais leur rendre visite pour leur dire au revoir avant mon voyage.

Les jours suivants, j’étais très occupée à nettoyer mon appartement et je faisais don de la plupart de nos biens aux organismes de bienfaisance. En fait, je faisais don de toutes les affaires d’Albert à l’exception des pyjamas et de la tasse avec ses initiales que je lui avais achetés. J’avais aussi des affaires assorties et je voulais les garder tous ensemble avec mes autres souvenirs, y compris le portrait d’Albert que le Dr Martin avait dessiné pour moi. L’époque où nous avions vécu ensemble comme frère et soeur dans cet appartement resterait à jamais dans mon coeur et j’avais de bons souvenirs de ces moments même maintenant.

De plus, je rendais visite à l’orphelinat des Coeurs Purs, où M. Spencer travaillait. Il me présentait à une gentille vieille dame, Mme Thompson, qui me rappelait Melle Pony bien qu’elle était beaucoup plus âgée. Je rencontrais à nouveau Lucy et Jack, qui semblait être déjà en bien meilleure forme. Ils avaient obtenu l’accord de leur mère pour aider le personnel de l’orphelinat à prendre soin des jeunes enfants et ils mangeaient avec eux aussi.

Avant mon départ des Coeurs Purs, je remettais une enveloppe à M. Spencer dans laquelle j’avais mis la moitié de l’argent qu’Albert avait laissé pour moi cette nuit d’hiver il y a quelques mois pour me remercier de l’avoir aidé par le passé. L’autre moitié j’avais prévu de la donner à la Maison de Pony. Une fois que M. Spencer ouvrit l’enveloppe, il remarqua la généreuse somme et il se trouva à court de mots. Je lui disais que l’argent n’était pas le mien, mais que s’il voulait remercier quelqu’un, il devait écrire à Sir William Ardlay.

Il semblait surpris que je connaisse Sir Ardlay, l’un des personnages les plus puissants de

Chicago mais qui ne s’était jamais montré en public. Je souriais en disant simplement, “Quand vous lui écrirez, s’il vous plaît, n’hésitez pas à dire que vous connaissez Candice White.

Quand tout fut réglé, je recevais une réponse de mes mères et elles exprimaient combien elles étaient impatientes en attendant mon retour à la maison. Ce n’était pas la première fois que je rentrais à la Maison de Pony quand j’avais besoin pour guérir mes blessures et trouver ma voie. Cela faisait deux fois si je me rappelais bien, la première c’était après la mort tragique d’Anthony et ensuite après le départ soudain de Terry de Londres. Cette fois, je savais qu’Albert me manquerait beaucoup, mais c’était mieux pour moi de rester éloignée de lui afin d’essayer de clarifier mes pensées et de mettre de l’ordre dans mes sentiments pour lui.

Le grand jour était enfin arrivé et tout ce que je portais étaient deux petites valises. J’avais des sentiments mitigés pendant que je me dirigeais vers le manoir des Ardlay. Je savais que j’allais manquer à tous mes amis ici et j’avais un peu peur de ce qu’allait me réserver l’avenir, mais j’avais hâte de nouvelles aventures dans ma vie.

Cependant j’étais plus que surprise quand le majordome me disait qu’aucun de mes amis y compris Sir William, étaient présents en raison d’une urgence.

Je ne pouvais pas croire ce qui se passait parce qu’ils savaient que c’était aujourd’hui que je venais leur dire au revoir, donc j’étais extrêmement inquiète à leur sujet. Je demandais poliment, “Puis-je savoir ce qui s’est passé ? ”

Le majordome répondit d’un ton neutre, en s’inclinant légèrement, “Je suis désolé, je ne sais pas Melle Candice.”

Mon coeur était rempli de consternation à propos de ce qui leur était arrivé, mais j’avais un train à prendre, donc je remerciais chaleureusement le majordome et j’allais directement sur la tombe d’Alistair pour lui faire mes adieux.

C’est seulement quand j’étais assise dans le train que je réalisais que j’étais assez fatiguée après plusieurs jours de rangement. Mes paupières se fermaient et mon esprit s’égarait, me rappelant les mots d’Albert, Candy, restez en contact…vous êtes la bienvenue ici…

Je ne savais pas si j’allais revenir à Chicago de sitôt, mais j’allais certainement écrire à Albert, surtout parce que j’étais anxieuse pour lui et les autres. C’était regrettable de ne pas avoir eu la chance de les voir avant mon départ, mais dans un sens cela m’avait sauvé de ne pas être obligé de sourire.

Albert…tout le meilleur pour vous…je ne vous oublierai jamais ainsi que les précieux moments avec vous même si nous ne pouvons pas arranger ça et s’il vous plait souhaitez moi bonne chance pour un nouveau départ dans ma vie..

En quelques secondes, je sentais une boule dans ma gorge et une larme s’échappait du coin de l’oeil, mais je l’essuyais rapidement. Puis je me suis dit que je devrais dormir un peu parce que je savais que le voyage serait épuisant et que je devais encore prendre un chariot pour atteindre ma destination. Très vite, le son émanant du train et des rails, si rythmé et puissant, m’avait finallement plongée dans un profond sommeil.

Enfin, le chariot me ramenait dans un environnement familier. C’était si bon d’être à la maison et j’étais excitée et ravie quand j’apercevais la Maison de Pony au loin. Mina, l’animal de compagnie de M. McGregor, était celle qui m’accueillait en premier. Puis je voyais Jimmy, Melle Pony et Soeur Lane. Nous fondions en larmes nous embrassant les uns avec les autres avec amour.

Plus tard, mes mères me disaient que quelques invités d’honneur m’attendaient. Me sentant perplexe, j’étais très hereuse de voir Archie, Annie et Patty ! Mais où est Albert ?

Puis ensuite, ils me dévoilaient leur projet secret de venir à l’avance afin de me faire une agréable surprise lors de mon arrivée. Je courais pour embrasser Patty et je me plaignais qu’ils m’aient inquiétée. “Même Albert n’était pas à la maison !”

Archie me faisait un clin d’oeil et me disait, “Albert est aussi venu ici !”

Je cachais mon soulagement et faisais semblant d’être en colère. “J’ai été trompée par vous tous…”

Après cela, Melle Pony me montrait le banquet qu’Albert avait préparé pour m’accueillir, donc il semblait qu’il avait prévu cela bien à l’avance. J’étais profondément touchée parce que je savais combien il était occupé avec son travail.

“Je parie que c’est Albert qui vous a tous invité à venir !” Je demandais tout en sachant déjà la réponse.

“Oui !” répondait Archie en souriant.

“Mais moi aussi je voulais venir,” répondit Annie sans réserve.

Quand je voyais mes meilleurs amis réunis ici à la Maison de Pony, j’avais du mal à contenir ma joie. Avec mes yeux remplis de larmes de joie, j’étais plus que ravie de voir réunis et mes mères adoptives parce que je savais qu’avant Annie avait dû renier ses origines. Archie et Patty eux aussi étaient charmés par cet endroit.

Mais pourquoi Albert n’est-il pas ici avec nous ? Se promène t-il quelque part ?

Essuyant les larmes de mon visage, je murmurais, “Je sors pour touver d’Albert.”

Dès que je sortais, je jettais un coup d’oeil autour du périmètre, à sa recherche. Mais étonnement, il était introuvable. Où était-il allé ? Peut-être que si je me tenais au sommet de la colline de Pony, je serais capable de le repérer.

Courant à toute vitesse, j’atteignais le sommet de la colline en peu de temps, regardant en bas la Maison de Pony. L’herbe était si verte et il y avait de nombreuses fleurs de toutes les couleurs, de diverses tailles et formes éparpillées partout. Provenant des arbres autour de moi des oiseaux gazouillaient et j’avais même repéré quelques papillons qui s’agitaient.

Comme je contemplais ce beau paysage, tant de souvenirs refaisaient surface et me ramenait dans mon enfance et je me souvenais d’Anthony qui n’était jamais venu ici et de Terry, qui était ici une fois tout seul un jour de neige.

Comme des larmes coulaient sur mon visage, j’entendais une voix familière, “Petite fille, tu es beaucoup plus jolie quand tu souris.”

Cela ressemblait à…Albert ?

Je me raidis, totalement stupéfaite d’entendre quelqu’un répéter cette déclaration qui avait été longtemps enfouie dans mon esprit. Mon pouls s’accélérait lorsque je me retournais prudemment vers la source de la voix. J’avais raison. A travers mes larmes je pouvais voir Albert debout une main appuyée sur un arbre qui était à une certaine distance. Il était vêtu simplement, en tenue décontractée, me fixant de son regard affectueux.

Pendant qu’il restait silencieux et immobile, laissant ses mots pénétrer, ma tête était dans un tourbillon. Fixant son visage souriant pendant quelques secondes, tout d’un coup, je pouvais visualiser dans mon esprit la façon dont son visage se transformait en ce beau visage du Prince de la Colline. Tout cela était logique maintenant. Albert était un Ardlay et sa voix douce, ses cheveux blonds brillants et ses beaux yeux bleus, tout assortis avec ceux de mon prince !

Mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Albert était le Prince de la Colline !

La brise rafraîchissante de la colline caraissait mes joues de larmes. Sous le beau ciel bleu, le Prince de la Colline était ici à nouveau, me souriant. Aussitôt un sourire radieux se dessinait sur mon visage.

Albert…Oncle William…Prince sur la Colline !

Après avoir fait quelques pas timides, je courais rapidement vers mon Prince. Instantanément, il comprit mon intention et son visage s’illumina immédiatement. Ses bras forts et réconfortants étaient alors tendus, prêts à m’accueillir dans une étreinte chaleureuse, ce qui faisait bondir mon coeur.

Je n’avais jamais oublié le Prince de la Colline, et comment pourrais-je ne pas aimer ce doux sourire sur son visage ? L’éclat de son sourire était aussi chaleureux que les rayons du soleil et il était tellement charmant que je me jettais sur lui, enroulant mes bras autour de son torse et blottissant ma tête sur sa poitrine.

Ma voix se brisa dans un sanglot joyeux. “Albert, oh Albert ! Je ne savais pas…”

“Candy…” Sa voix était rauque d’émotion aussi.

Quand je sentais qu’Albert me serrait si fort comme s’il ne voulait pas me laisser partir, mon corps tremblait d’excitation et mon coeur battait furieusement dans ma pointrine. Je me sentais si heureuse d’être à nouveau dans le cercle protecteur de ses bras car ses étreintes affectueuses m’avaient terriblement manquées, surtout après tous ces mois de désir d’être près de lui à nouveau. Son corps chaud, les battements forts de son coeur et son odeur familière me disaient que c’était réel.

L’instant d’après, Albert me soulevait du sol et me faisait tourner, riant avec jubilation. Je m’associais à son rire presque aussitôt. Je me sentais tellement heureuse pour la première fois depuis très longtemps. Mes précédents doutes sur ses sentiments pour moi s’évanouissaient et ma tristesse de me séparer de lui se transformait dans la joie d’être réunie avec mon prince.

En fait, quand nous avions vécus ensemble dans l’appartement, j’avais montré à Albert mon précieux médaillon et je lui avait parlé plusieurs fois du Prince de la Colline aussi il savait depuis un certain temps qu’il avait été mon premier amour, sans m’en parler. Maintenant qu’il avait avoué, je devais lui demander sans plus tarder pourquoi il m’avait délibérément caché ce grand secret pendant si longtemps. Et pourtant quelque chose d’étrange se passait à ce moment là parce que je sentais quelqu’un essuyer mes larmes. Puis j’entendais une voix douce appeler mon nom, “Candy…”

Après quelques luttes, je me réveillais, me forçant à ouvrir mes yeux somnolents. Où suis-je ? Me sentant encore étourdie, je voyais le visage souriant d’Albert en face de moi, ses doigts doux s’attardant sur mes joues.

(A suivre…)

Ça devait être de l’amour

Note de l’auteur :

Pour ceux qui sont familiers avec le manga, sachez qu’un peu de ce chapitre était mon imagination et/ou l’interprétation de l’histoire. La première fois que j’ai lu le manga, je ne comprenais pas pourquoi Candy avait décidé de retourner à la Maison de Pony après avoir retrouvé Albert, l’homme qui lui avait manqué pendant des mois. En outre, il était évident qu’ils avaient des sentiments l’un pour l’autre, aussi je me suis creusée la tête essayant de lire entre les lignes, pourquoi Albert l’avait laissée partir et pourquoi Candy quittait Chicago sachant qu’il allait lui manquer.

Comme je l’ai mentionné précédemment, je me suis inspirée pour écrire cette histoire après avoir eu quelques discussions avec quelques fans d’Albert. Nous avions cru qu’il y avait plus dans l’histoire originale que nous pouvions le lire dans la version manga. En particulier, j’ai été déçue que nous n’ayons pas pu voir l’étreinte entre Albert et Candy à la fin (même s’il est évident que cela va se produire), alors j’ai juste eu à imaginer. J’espère que vous aimerez ma description même s’il se peut qu’elle ne corresponde pas à votre imagination. S’il vous plaît n’hésitez pas partager les vôtres avec moi en écrivant un commentaire ou en m’envoyant un message.

Selon l’ancien roman de Candy Candy, après la confession d’Albert, George est venu le chercher à cause de quelques problèmes d’affaire urgent, alors il a dû partir à la hâte avec George. Puis Candy a écrit sa première lettre à son Prince dans la nuit, en lui disant “Je sens encore que mon corps tremble d’émotion” et “J’ai regardé les étoiles jusqu’à maintenant. Je me sens si heureuse pour la première fois depuis très longtemps.” Elle ressemble à une fille amoureuse, vous ne trouvez pas ?

Remarque :

[1] Ces versets sont extraits du Psaume 72 :12-14 de la Sainte Bible.

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